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LE DISCOURS RAPPORTE : DIRECT / INDIRECT

Unknown
Dans la vie quotidienne, dans les récits oraux ou écrits, dans le journaux, dans les films,à la radio ou la télévision des paroles sont rapportées . un message est produit dans une situation de communication  où interviennent un émetteur et un récepteur.
Certains messages contiennent un autre message, échangé par un émetteur et un récepteur,. On parle alors de discours rapporté. 


Le discours rapporté peut être  direct, quand les paroles sont citées, ou indirect quand les paroles rapportées sont insérées dans la première situation de communication.

. « Donne ce livre à ton camarade », me dit le professeur (discours rapporté direct)

. Le professeur me dit de donner ce livre à mon camarade  (discours rapporté  indirect)



LE DISCOURS DIRECT

Le discours direct est une manière de rapporter un second discours au moyen d’une ponctuation particulière, Alors les paroles citées doivent être présentées de la manière suivante :
  •  Après deux points
  •  Encadrées par les guillemets
  • Un verbe introducteur doit accompagner les paroles (soit en tête, soit à l’intérieur : l’inversion du sujet s’avère obligatoire)
LE DISCOURS INDIRECT

Le discours indirect est un moyen de rapporter des paroles  Il n'a pas de marques spécifiques de ponctuation, à la différence du discours direct

Seule la présence d’un verbe introducteur permet de le repérer  (Le discours indirect est une reformulation du discours direct)
Le discours est indirect quand les  paroles  reproduites le sont non pas telles quelles, mais dans une proposition subordonnée complétive ou dans un groupe de mots complément de verbe introducteur

Le passage du discours direct au  discours indirect se fait selon les règles suivantes :

                                                                                                               


1-     Si le verbe introducteur est au présent, le temps du verbe de la compétitive reste invariable.
2-     Si le verbe introducteur est au passé, le temps du verbe de la complétive change :


  •    Présent        è      imparfait
  •   Futur simple     è  conditionnel présent
  •    Futur antérieur  è  conditionnel passé
  •    Passé composé  è  plus que parfait
  •    Impératif           è     imparfait
  •    Plus que parfait è   plus que parfait



Les indicateurs spatio-temporels changent aussi avec  les temps des verbes :

  • En ce moment
  • Maintenant  …. ........... è  À ce moment-là
  • Ce jour / aujourd’hui ….. è Ce jour –là
  • Hier…………........….....  .. è   la veille
  • Demain ………..  ............ è Le lendemain
  • Le lendemain …. ........... è  Le surlendemain
  • La semaine prochaine ….  è La semaine suivante
  • La semaine dernière …. .. è La semaine précédente
  • Il y a deux jours ….. ...     è Deux jours plus tôt
  • Dans deux jours …. ......... è Deux jours plus tard
  • Ici ………….  .................... è  là


  .



  Voir aussi 

LE RECIT ET LE DISCOURS

Unknown
LE RECIT
« Madame Grandet  leva les yeux au ciel, pour toute réponse, Nanon mit sa coiffe et sortit.
Eugénie donna du linge, elle alla chercher quelques-unes des grappes qu’elle
S’était amusée à étendre sur les cordes dans le grenier ; elle marcha légèrement  le long du
Corridor pour ne point éveiller son cousin, et ne put s’empêcher d’écouter à sa porte la respiration qui s’échappait en temps égaux de ses lèvres – le malheur veille pendant qu’il dort, se dit-elle. Elle prit les plus vertes feuilles de la vigne, arrangea son raisin aussi coquettement que l’aurait pu dresser un vieux chef d’office, et l’apporta  triomphalement sur la table … »

 Balzac, Eugénie Grandet ? Ed. Gallimard, 1972

LE DISCOURS
« Et puisque nous sommes en train de nous dire nos vérités, franchement, je vous
Avouerai, cher maître que la pointe d’imagination sadique m’a un peu blessé.  Toutes vos paroles sont graves, Or un tel mot de vous, lorsqu’il est imprimé, devient presque une flétrissure. Oubliez-vous que je me suis assis sur les blancs de la correctionnelle comme prévenu d’outrage aux mœurs, et que les imbéciles et les méchants se font des armes de tout ? Ne soyez donc pas étonné si un de ces jours vous lisez dans quelque petit journal diffamateur (…) »

 Lettre de Flaubert à Sainte-beuve, décembre 1862

                                         CARACTERISTIQUES SPÉCIFIQUES DU RECIT ET DU DISCOURS





Remarque :
1-     On peut parfois trouver le récit à l’intérieur du discours, et ce lorsque l’auteur illustre son propos par une anecdote. Il cherche ainsi à justifier plus  concrètement ce que le discours lui le discours lui permet de démonter théoriquement.
2-      On peut aussi trouver le discours à l’intérieur du récit. Cela permet au narrateur d’apporter des précisions  extérieures au récit, pour mieux au ci (faire des remarques, des réflexions, des commentaires …)




              Voir aussi


Les niveaux de langue

Unknown
L'auteur de tout texte fait des choix qui répondent à  ses intentions et celles de ses lecteurs en adoptant un lexique  et une syntaxe propres à cela. Il opte alors pour une langue propre à une situation de communication bien déterminée : ce que l'on appelle communément «  niveau de langue ».

    . Le registre est défini par l’information. La prononciation, le vocabulaire utilisé, la  construction des phrases.

    . Le choix d’un registre de langue dépend du contexte de la communication, des compétences de l’émetteur et  de la distance qui existe entre le récepteur et lui. Il peut révéler une intention particulière. Donc c’est intentionnel.

     La découverte du ou des niveaux de langue d’un écrit permet de mieux le saisir les niveaux de langue sont au nombre de trois.

1- Le niveau soutenu : (ou recherché) 
Il utilise un lexique employant des mots ou expression relativement rares, une syntaxe nettement complexe. Ce niveau est caractéristique des textes littéraires.
Exemple : 
 « Quand tout cela était fini, composée expressément pour nous, mais dédiée plus spécialement à mon père qui était amateur, une crème au chocolat, inspiration, attention personnelle de Françoise, nous était offerte, fugitive et légère comme une œuvre de circonstance où elle avait mis tout son talent »
                                                                            Marcel Proust, du-coté de chez Swann, 1913
2- Le niveau courant
Il utilise un code habituel accessible à un nombre important de lecteurs. Occupe une position intermédiaire, il n’est  ni recherché  ni relâché. Il se caractérise par un vocabulaire simple.
Exemple :
«  Il alla avaler un demi-comprimé de somnifère avec un peu de lait. Il se rendormit sans problème vers trois heures. Le lendemain de bon matin tout le monde se leva et partit en vacances ».  
                                                               Jean Patrick Manchette, le petit bleu de cote ouest 1976  


 3- Le niveau familier
Il ne respecte pas règles grammaticales, peu de concordance des temps et des modes.
Sa syntaxe est particulière : juxtaposition et non subordination.
Les répétitions sont successives. Il emploie des termes qui appartiennent à l’oral.
Exemple :
«  Un soir d’été, il faisait une chaleur à vous peler la langue(…) je me suis couché du long par terre, la terre sous la cannelle comme dans la chanson, et j’ai tourné le robinet.
D’abord, c’était trop fort, j’arrivais pas à avaler, ça me coulait partout, et puis je sentais même  pas le goût ».
                                                                                  Cavanna, Les Ritals, 1978
                                                                                                                                             



Remarque :

 Il ne faut pas confondre  la langue orale et le niveau familier. La orale

Présente tous les registres : familier, courant, soutenu, selon la situation

Les figures de style

Unknown
Les figures de style sont des procédés littéraires qui permettent de donner à un  texte un caractère esthétique. Et la langue n’a pas seulement la  fonction d’un simple moyen de communication, elle dépasse ce cadre   pour devenir poétique. La langue devient alors plus expressive.
Voici quelques figures de style les plus employées, accompagnées de définitions et d’exemple :

 1- La comparaison : consiste à rapprocher deux élément pour en dégager la ressemblance au moyen d’un outil de comparaison.
Exemple : « La nuit noire était doublée en gel, comme le satin blanc sous un habit de soirée » (Julien Gracq)

2- La métaphore : comme la comparaison, elle rapproche deux élément mais sans les relier au moyen d’un outil de comparaison.
Exemple : «  le vaste bateau glissant, jetant sur le ciel, un gros serpent de fumée noir »
(Maupassant)

3- La personnification : représent une idée, une chose  sous les trait d’une personne.
Exemple : «  L’habitude venait me prendre dans ses bras et me portait jusque dans mon lit » (Proust)

4- La gradation : ordonne les termes d’un énoncé dans  une suite croissante.
Exemple : «  va, cours, vole et nous venge » (corneille)

5- L’euphémisme : atténue l’expression d’une idée ou d’un sentiment.
Exemple : Il se détacha de la vie (pour signifier la mort).

6- L’hyperbole : amplifie les termes d’un énoncé (exagération)
Exemple : - Elle versé des torrents de larmes
-         Nous étions morts de rire.

7- antithèse : oppose très fortement deux termes dans un énoncé.
Exemple : ici c’est le paradis, ailleurs c’est l’enfer.

 8-Antiphrase : exprime une idée ou un sentiment par son contraire.
 Exemple : « c’est de joli, c’est du propre ! » (Anouilh)

9- Périphrase : exprime une idée ou une notion par plusieurs termes au lieu d’un seul.
Exemple : la capitale du sud (Marrakech)

10- Métonymie : remplace un mot par un autre lié au premier par un rapport logique.
Exemple : il a faim, il a pris un MacDonald.
   -Il m’a invité à boire un verre de café.

11- L’numération : termes qui se suivent et qui décrivent une situation.
Exemple : « il faut laisser maisons et vergers, et jardin vaisselles et vaisseaux… »

 N.B : ne pas confondre gradation (succession de termes dont l’intensité augmente ou diminue ) avec énumération.

Énonciation

Unknown
1-définition :
   
     L’énonciation se définit comme étant l’acte individuel de produire un énoncé (phrase, message…). Cet énoncé, en principe, doit s’adresser à un destinataire et dans des circonstances particulières.
-         L’énoncé est le message échangé oralement ou par écrit, entre les m’émetteur et le récepteur.

-         L’analyse d’un énoncé doit tenir compte de la situation d’énonciation, c’est-à-dire mettre cet énoncé en relation avec les acteurs et les circonstances de sa production (temps et lieu).


 2- La situation d’énonciation :
       a- La situation d’énonciation et la situation dans le quelle un message a été transmis :
- qui parle ? (Destinateur  / locuteur)
- à qui ? (Destinateur / interlocuteur)
- où ? (Lieu)
-quand ? (Temps)
     b- énoncé coupé de la situation d’énonciation :
Ce genre d’énoncé n’à pas besoin d’indices qui permettent de repérer la situation d’énonciation, comme par exemple : des modes d’emploi, des textes de loi, des proverbes …
  Exemple : « qui veut voyager loin  ménage sa monture »
Cet énoncé ne comporte aucun élément  qui  permet de le mettre en situation d’énonciation,
Elle est « coupée » de celle-ci puis-qu’il s’agit d’un proverbe.
   c- énoncé ancré dans la situation d’énonciation :
L’énoncé ancré dans la situation d’énonciation lorsqu’il comporte au mois un indice qui permet de repérer cette situation.
« Samedi 13 mars 2007, devant le portail du lycée Ahmed dit à Jawad : - demain, je t’attendrai ici »
Pour analyser cet énoncé :
-         «  demain » est un indice temporel qui signifie «  le 14 mars 2007 »
-         Le « je » désigne celui qui a produit l’énoncé  «  Ahmed »
-         Le « t » désigne la personne à qui le message est adressé « Jawad »
-         « ici » est adverbe de lieu : devant le portrait du lycée.

Donc, c’est énoncé est ancré dans la situation d’énonciation.

Exercice :
Parmis les mots soulignés, lesquels sont des indices en relation avec la situation
D’énonciation, lesquels n’en sont pas ? Justifiez votre repense.
Quelle idée ai-je eue d’acheter cet oiseau ?   
L’oiselier me dit «  c’est un mâle, attendait une semaine qu’il  s’habitue, et chantera. » or, l’oiseau  s’obstine à se taire et il fait tout de travers.
Dès que je remplis son gobelet de graines, il les pille de bec et les jette, un biscuit entre deux
Barreaux, Il ne mange que la ficelle. Il repousse et frappe, comme d’un marteau,le biscuit et le biscuit tombe, Il se baigne dans son eau pure et il boit dans sa baignoire.
Il crotte au petit bonheur dans les deux. Il n’a pas encore compris l’utilité des feuilles de salade et ne s’amuse  qu’à  les déchirer […..]. J’ai bientôt assez de cet oiseau muet qui ne vit d’une cage. On va le reprendre avec la main.

Focalisation ou point de vue

Unknown

L a focalisation est le point de vue adopté par le narrateur qui se trouve à plus ou moins de distance de son personnage  et des évènements
A partir des exemples suivants ( textes d'auteurs ) on va dégager les spécificités de chaque type de focalisation .
1) Focalisation zéro 

                                                              L'Héritier du désert 

" Allongé sur la crête de la dune , respirant l'odeur fade du sable , Ousmane scrutait L'horizon .
Il était sûr  d'avoir vu un point noir , tout à l'heure , un point noir très  lointain . Sans doute était-it pour l'instant caché  par une des innombrables buttes de ce pays mouvant. Il regardait à s'en brûler  les yeux .Et si c'était lui ? S'il revenait enfin le chercher ?
A cette pensée , Ousmane sentit soncœur battre plus vite . Le soleil n'était pas encore très haut  sur l'horizon, mais bientôt , il obligerait 
à quitter son poste de guet , la chaleur deviendrait accablante . Accablante aussi pour le voyageur . 
Si ce point noir , là-bas , était réellement un voyageur , qu'il se dépêche ! déjà , ça et là , couronnant
les dunes , se levaient de petits nuages de sable ,
il était temps de se mettre à l'abri  des murs d'Arouan  . "
                                                                              
                                                                EVELYNE BRISOU-PELLEN            Ragcot éditeur ,1989.    

Le narrateur en dit plus que n'en sait aucun des personnages , On emploie également  le terme
 << Omniscient>> puisque le narrateur sait tout de ses  personnages et il a le pouvoir de pénétrer 
leurs pensées , leur intimité même leur inconscient .


2) focalisation interne 


                                                  Anne ici , Sélima là-bas 




    
          " Le jour où  j'ai décidé de m'appeler Anne, c'était au lycée et j'entrais en seconde.


           Ce jour-là, j'ai tué Sélima. Martine, qui redoublait, est venue s'asseoir à coté de moi parce que
                        
 j ' avais l'air sérieux  et qu'elle n'avait pas envie de tripler. Elle m'a tout  de suite demandé.


- et toi, comment tu t'appelles ?
                     
j'ai répondu et vraiment je ne me rappelle pas avoir hésité :


-  Anne, Anne Jelloud


pour moi -même. j'ai répété <<Anne, Anne, Anne...>> une bonne douzaine de fois. j’étais content.


Pas affolée du tout à fiat contente."


      le narrateur ne fait savoir que ce que le personnage , voit , ressent il est sur le même pied 
d'alité que le personnage.


3- focalisation externe :
                                                                             Claude Gueux
" Il y a  sept ou huit ans , un homme nommé claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris. Il avait 
avec lui une fille qui était sa maîtresse, et un enfant de cette fille, Je dis les choses comme elles  
 sont , laissant le  lecteur ramasser les moralités à masure que les faits les sèment sur leur chemin.
 L'ouvrier était capable, habile , intelligent fort mal traité par l'éducation, fort bien  traité par la nature,
 ne sachant pas lire et sachant penser . Un hiver, L'ouvrage manqua, pas de feu ni de pain dans le 
galtas. l'Homme, la fille et l'enfant eurent  froid et faim. L'homme vola , je ne sais ce qu'il vola, je ne 
sais où il vola, Ce que je sais, c'est  que de ce vol il résulta trois jours de pain et de feu pour la femme
 et pour l'enfant , et cinq ans de prison pour l'homme. "
                                                                                                                                          Victor Hugo   
  
Le narrateur devient un témoin objectif qui perçoit que ce qui est extérieur, tel un  caméra qui suit 
le personnage . Il ne fait savoir que ce qui est perceptible de l'extérieur. Dans ce cas le narrateur en sait moins 
que le personnage . 


Voici un tableau qui récapitule les trois textes :  



Voir aussi

Les registres de langue

Unknown
Le registre d'un texte  est l'effet que cherche l'auteur de texte à produire  chez le lecteur . ce texte a ce que l'on ou une tonalité , un certain nombre de caractéristiques qui induisent un était affectif chez le
destinataire .


Les registres les plus employés sont  les suivent  : 





Voir aussi